L'équinoxe est là 🌱
Et son lot de nouveauté vient nous exploser à la tête !
On prend soin de notre Terre
car on est bien les seul.es à pouvoir le faire
On y met beaucoup d’Amour
au nom de toutes ces choses qui nous entourent
On se bat pour un avenir meilleur
On fait ce qu’on peut, ce qui nous semble bon
Pardon si on fait des erreurs
On pouvait pas rester dans l’inaction
Faudra en grimper des étages
En inventer des solutions
Remplacer le béton par du végétal
Le vert est la couleur de la révolution
On se bouge, on se lance
On vise l’autosuffisance
Et on ose, on propose
Un profond changement des choses
On se bouge, on avance
Dans la désobéissance
Et on sème, en urgence
Les fleurs de la résistance.
🌱 ON OUVRE EN MUSIQUE
Ce sont les paroles d’une chanson inspirante, comme toutes celles créées par Kalune. Un groupe d’artistes incroyables que j’ai découvert il y a peu de temps.
Mais pourquoi j’entame cette troisième lettre en musique ?
Parce que c’est une musique militante pour la protection du Vivant.
Kalune est un groupe de musique engagé et j’ai pensé que pour ce retour de la newsletter j’allais te faire découvrir toutes les musiques qui nourrissent profondément l’amour que j’ai pour le Vivant.
KALUNE 🌱
Kalune - Les Fleurs de la Résistance
Depuis peu, j’ai envie de m’engager plus sérieusement. De faire plus qu’écrire. De faire bouger les choses davantage.
Parce que les choses vont mal.
L’environnement va mal.
Les écosystèmes vont mal.
Les peuples vont mal.
Kalune l’explique très bien avec sa chanson “l’Amour” un condensé de poésie et d’ingéniosité.
Ici, les premières paroles, si tu veux la chute de la musique, va l’écouter en entier, elle vaut le détour. Elle est incroyable.
(Je t’ai mis le lien sous l’extrait)
J'écris l'amour meurtri, le temps qui fait mal ou qui triche
L'horloge qu'on récupère au fond d'une poubelle de tri
J'écris l'amour, dont l'Homme a fait le sacrifice
Quand au hasard d'un détour il a choisi de tout détruire
J'écris ma honte face au vieux cèdre, présent depuis des millénaires
Dont le bois va servir à faire des étagères
L'amour pour les peuples autochtones chassés de leur forêt
Par les tractopelles de Monsieur Bolloré
J'écris ma honte aux réfugiés, ceux-là même qu'on nomme « les migrants »
Faisant semblant d'omettre que les mots sont importants
Ce sont nos guerres, nos idéaux colonialistes, pourtant
Ce sont leurs morts, tués au nom de nos principes
J'écris le courage de celui qui se retire
Au marin qui quitte le port sans savoir s'il pourra revenir,
J'écris demain pour celui qui résiste
Le chagrin du prisonnier, et le sourire de l'Homme libre
Et pour ces animaux en cage, toujours beaucoup d'Amour
Puisque de toute leur existence, ils ne verront jamais le jour
À leurs copains dans les cirques, les élevages, les abattoirs
Mais en vouloir à ce monde, c'est en vouloir à notre miroir
L'être humain a encore tellement de choses à apprendre
Parce que prendre soin de nous, c'est aussi prendre soin d'eux
Amour pour ceux qui savent que « couper la viande »
Se prononce comme « couper la vie en deux »
Et encore de l'amour pour ces immenses eucalyptus
Plantés par la main de l'homme, pour en faire des prospectus
Ô grand arbre, est-ce une consolation
Ton bois fera du papier pour ces livres contre la déforestation
J'écris les larmes de la terre abreuvée de pesticides
À coups de lobbys influents dans les rangs de l’hémicycle
"Et jusqu'à quand la sécheresse ?" questionne le paysan
Combien de litres de larmes pour arroser mon champ
Amour, pour cette bande de copains autour d'une table ronde
Qui se demandent comment ils pourront soigner le monde
Et qui décident d'agir, d'abord à leur échelle
Il est un premier grain de sable qui deviendra le Sahel
Mais faire sa part ne suffit plus, mon petit colibri
Demain il sera trop tard pour éteindre l'incendie
Je voudrais plus de cœur, j'fais pas confiance aux machines
J'écris l'Amour avec le A de Anarchie
Bon, je pourrai te lister toutes les musiques de Kalune, car elles sont toutes incroyables. (Je te conseille vivement d’aller faire un tour sur Youtube et de les écouter !!!!) Toutefois, je vais te présenter d’autres inspirations qui alimentent mon envie de faire bouger les choses, de m’engager encore plus loin.
LE CARIBOU VOLANT 🌱
Dans un autre registre, je te présente le duo Caribou Volant. Un couple militant dont les musiques sont incroyables aussi, avec un petit groove de reggae.
Dénoncer Monsanto ;
Le Caribou Volant - Mauvaise Graine
Militer contre la disparition des abeilles ;
Le Caribou Volant - Abeilles Road
Parler de la pollution, de la surconsommation, et des déchets ;
Le Caribou Volant - Yapadam
CELESTIN 🌱
Alors. J’ai commencé très fort avec Kalune, je te l’avoue - c’est tellement mon groupe préféré du moment.
Ici, on est plus soft, mais le sens est tout aussi dramatique.
Je te laisse avec Celestin et son histoire du monde résumé en une année.
Petit indice ; note bien à quel moment vient l’être humain par rapport à la fin de l’année…
Celestin - Que votre année soit bonne
AUTRE INSPIRATION 🌱
Et il y a évidemment des grands classiques qui nous suivent, nous qui sommes né.es avant les années 2000.
Avec Mickey 3D, la chanson la plus triste et la plus poignante que j’ai jamais écouté ! (avant d’avoir découvert Kalune l’Amour, j’avoue)
Mais pourquoi donc je vous montre toutes ces inspirations ?
Pour la simple et bonne raison qu'elles ont touché quelque chose en moi. Et qu'aujourd'hui, j'ai décidé de faire plus et d'engager mon corps, mon esprit et tout ce que je sais faire dans la lutte pour l'environnement.
🌱 ON VA SE RECONVERTIR DANS LE MARAÎCHAGE.
Euh… attend, quoi ?!
Et oui, tu as bien lu. Lucas veut devenir maraîcher et mettre son énergie dans un travail qui a du sens par rapport à notre parcours écologique.
Moi, et bien, je veux l’aider, l’épauler et j’aimerai travailler en binôme avec lui pour créer une ferme pédagogique, qui accueillerait des enfant.es, des adultes, des personnes en situation de handicap, des personnes en réinsertion sociale, bref un énorme projet basé sur la nourriture, le partage et l’entraide.
Et pour l’écriture alors ? Et l’illustration ? Et bien, je garde ces deux passions, évidement. Je ne suis pas prête de m’en séparer ! J’aurai simplement une casquette-couteau-suisse ! Autrice, illustratrice, maraîchère. Ouais, clairement ça me plait.
L’idée, c’est de créer un lieu de vie écologique, humain et respectueux du Vivant. C’est un rêve fou dont la construction et les fondations commencent dès aujourd’hui. Et chaque fois que je veux puiser dans ma motivation, j’écoute des musiques de Kalune !
🌱 ET SINON, NIVEAU ECRITURE ;
Plusieurs points à aborder, ça fait si longtemps !
🌼 Déjà, un gros changement concernant le squelette de cette éco-fantasy, Le Dernier Souffle : elle devient une DUOLOGIE.
Ce virage à 180°C à bouleversé pas mal d’éléments du scénario qu’il a fallu revoir et ce, entièrement. Pendant tout le mois de Janvier je me suis cassée la tête mais j’ai réussi à tout faire rentrer en deux tomes. Je suis contente car j’adore les duologies et le rythme en est devenu bien meilleur !
🌼 En Mai, je fais mon premier salon du Livre !!! Alors ça, je n’arrive tout simplement pas à me le sortir de la tête. C’est tellement un rêve qui se réalise ! Je fais une hyperfixation dessus et je me suis achetée plein de choses - d’occasion bien sur - pour les Imaginales ! J’ai essayé de me fondre dans un de mes personnages et j’ai hâte de vous montrer les belles trouvailles que j’ai commandé ! (merci Vinted d’exister!)
🌼 La réécriture se passe bien, vraiment bien. Le texte commence à me plaire de plus en plus et j’ai hâte de pouvoir le soumettre en bêta-lecture ! Mais pour le moment, c’est surtout avec mon alpha-lecteur Joan que je m’arrache les cheveux ! (Mais merci, heureusement que t’es là!!!)
🌼 Des extraits ?
Let’s goooo
Chapitre 1 - Socéa
"L’Esprit s’approcha. Sa démarche provoqua le son de milles cristaux de glace s’entrechoquant et les grands vents du sud s’intensifièrent. Socéa soutint le regard de la créature. Transparent, opaque, glacé. Mais surtout, cette incroyable douceur, cette gentillesse sans limite. Socéa ne s’arrêta pas de chanter jusqu’à ce que le nez de la créature touche le sien. Dans un souffle rauque et glacial, l’Esprit s’évapora et Socéa se retrouva seule, au milieu de cette étendue blanche. Dans sa main droite elle caressait son pendentif et dans la gauche, elle sentit un objet qui n’y était pas. Une fleur gelée qui refléta les rayons du soleil.”
Chapitre 4 - Esaré
"De ce dont Esaré se souvenait, les Fumoirs n’étaient pas si différents des Chantoirs. Une once d’espoir étira ses lèvres en un grand sourire.
— Allons-nous réellement chanter…
Le dernier mot resta coincé entre ses lèvres qui engloutirent sa question.
Des esprits.
Fnar le lui avait interdit. Et en quelques secondes d’émerveillement il avait failli l’exposer à la colère du Culte. Fnar avait été très précise.
Ne prononce pas le mot esprit. Ces croyantes et croyants n’y voient que ce que leurs étroits cerveaux ne veulent entendre. Les flammes ont brûlé leurs visions du monde.
Les yeux de Rilan s’agrandirent avant de s’étrécir en deux minces fentes. Il lui saisit le bras d’une poigne ferme, et approcha son visage du sien. Le noir de ses yeux devint tout proche et Esaré recula d’un seul pas, effrayé par l’obscurité qu’ils gardaient.”
Chapitre 6 - Arslan
"Le vent hurlait, comme le cri d’un monstre sur ses talons.
Les battements de son cœur couvraient à peine les rugissements de la bête blanche qui les entouraient de toute part. La montagne allait les avaler, et en attendant, elle se riait de cette troupe téméraire qui bravait la tempête.
Arslan trembla.
De froid, de peur, il n’aurait su le dire. Les rafales semblables à des moqueries lui brûlaient les joues, comme si des milliers de lames acérées lui labouraient la peau. Le monde n’était plus que douleur et blanc. Du blanc, partout. D’un côté le flanc de montagne grimpait jusqu’au ciel et de l’autre, ce vide. Ce trou béant, cette gueule sombre prête à l’avaler s’il faisait la moindre erreur sur cette étroite saillie.
Il ne se rappelait plus depuis combien de temps la troupe errait en montagne. Combien de jours à traverser cette neige épaisse ? Combien de lever de soleil aussi froid que la glace ? Combien de soirées à regretter le confort de sa cahute ? Combien de cauchemars à se souvenir du visage ensanglanté de Néhan lorsqu’elle s’était retrouvée sur son perron, acceptant de l’aider sans émettre la moindre justification ? Les souvenirs d’Arslan se mêlaient, s’entrcoupaient sans relâche, sans pause. Mais cela lui permettait au moins de moins ressentir la peur, cela la camouflait, pourtant elle était bien là, au plus profond de son être.
Arslan trembla de nouveau, puis ces mots qui résonnèrent dans tout son être :
Il ne t’arrivera rien.
Cette voix, encore. […]”
J’arrive à la limite de la longueur de l’e-mail. Oupsi. Et oupsi pour toutes ces photos aussi, parce que le mail consommera beaucoup plus d’énergie mais je devais faire découvrir Kalune, vraiment. (va écouter !!!!)








